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Écornage des bovins

L'écornage consiste en la suppression des cornes.

90 % des vaches laitières sont écornées1

La quasi totalité des troupeaux laitiers (97%) pratique l'écornage "jeune" sur plus de XXXXXX veaux avant leur troisième mois1.

Dans les élevages allaitants l'écornage reste majoritaire, 70 % des vaches subissent ce traitement. Malheureusement, dans ce cas, il est pratiqué pour moitié à l'âge adulte.

2 façons de faire : "jeune" ou "adulte"

Jeune

Avant que la corne ne prenne de l'ampleur, on appelle ébourgeonnage, la destruction ou l’ablation du bourgeon afin d’éviter qu'il ne pousse.

2 manières de faire sont majoritaires en France :

Cautérisation par la chaleur

Utilisé à 80% dans les troupeaux laitier et 60% dans les troupeaux allaitants1, il s'agit d'appliquer un fer à très haute température afin de "tuer" la corne naissante.

Cautérisation chimique

Utilisation d'un pâte caustique qui ronge le bourgeon. Si cette technique n'est pas faite proprement, la soude peut malheureusement déborder et détruire plus que le bourgeon.

Dans les deux cas

Ces opérations sont douloureuses. L'utilisation de sédatifs peut réduire les douleurs. Pourtant, «L’administration à l’animal d’un sédatif, d’un anesthésique ou d’un analgésique apparaît peu fréquente, de l’ordre de 8 % des éleveurs interrogés.» d'après l'institut de l'élevage Français1.

Adulte

Dans les élevages allaitants (production de viande bovine)

Plus de la moitié des élevages (60 %) pratiquent l'écornage

Le traumastisme de l'écornage

Sur la page du site agrodirect.fr qui vend du matériel d'élevage, on peut lire «L'écornage des veaux se pratique avant l'âge de 4 semaines, dés que l'on sent l'amorce du cornillon. Utiliser un crayon caustique ou de la pâte pour écornage ou un écorneur électrique. Il n'y a pas besoin d'anesthésie. Un système de contention efficace (voir cage de contention , Anneau de contention...) est conseillé pour éviter un traumatisme trop important pour le veau

L'idée est d'éviter un traumatisme trop important. Quel chance pour le veau, avec un anneau de contention, il aura le droit à un traumatisme "sympa", un traumatisme tranquille quoi !

Voir la page ici [Sauvegarde locale du 29/09/2009]

Pourquoi couper les cornes des bovins ?

En élevage, les animaux se retrouvent en concurrence pour l'alimentation, l'abreuvement et le couchage. Les animaux peuvent, après de violentes oppositions, présenter des cicatrices et des déchirures importantes. Celles-ci sont pour l'animal une source de contamination par les agents pathogènes. Le cuir des bovins est une barrière sanitaire pour l'animal d'où l'importance de son intégrité.

L'écornage permet de limiter le danger pour les animaux mais aussi pour l'homme car l'agressivité d'un animal écorné diminue. Le nombre de bovins par lot peut être plus important car les animaux éprouvent moins le besoin de se défier. Les races à longues cornes présentent très souvent d'importantes difficultés à passer dans les cornadis. Cette pratique montre aussi des atouts en système plein air. Les animaux à l'auge ou à proximité des râteliers présentent parfois les mêmes caractéristiques dans leur comportement que les animaux en stabulation. Les bovins écornés peuvent davantage s'aligner pour s'alimenter. Les performances et les résultats sont alors améliorées.

La réglementation

Pour l’heure, la réglementation qui entoure l’écornage des bovins repose principalement sur les recommandations du Comité de la Convention européenne du 21 octobre 1988. L’article 17 précise que les opérations entraînant la perte d’une quantité significative de tissu ou la modification de la structure osseuse des bovins doivent être interdites.

Cependant, des exceptions à ces interdictions peuvent être faites pour les opérations suivantes, qui peuvent uniquement être réalisées dans l’intérêt des animaux ou, si nécessaire, pour la protection des personnes en contact direct avec eux. Il s’agit de :

RECOMMANDATION DU CONSEIL DE L'EUROPE CONCERNANT LES BOVINS voir l'article 17 adoptée par le comité permanent lors de sa 17ème réunion (21 octobre 1988)

Sources

Vidéos

Données

On sent que ce n'est pas agréable, mais c'est vrai que ça ne jaillit pas de douleur. On peut penser aussi qu'une vidéos où le veau réagit trop ne serait pas mise en ligne.

Je me dis qu'il y a peut-être l'instinct d'être discret dans sa douleur pour ne pas attirer les prédateurs. Peut-être qu'un veau meurtri de douleur imite parfaitement un veau bien dans ses baskets ?

Dans les images Charal, on voit les bovins se tordre, à un moment dont j'ai du mal à croire qu'ils ne souffrent pas. Mais ils ne crient pas plus que ça.

En plus, j'ai l'impression que physiquement un vache n'est pas trop capable de mouvement très violents, du fait de son poids et peut-être aussi du fait qu'elle n'en fait jamais (C'est plutôt cool une vache). Nous ce qui nous rappelle la grande douleur, c'est des mouvements de panique rapides et violents, le tout rempli de cris stridents.

Les veaux n'ont pas une expression faciale très changeante, le fait qu'ils soient bien maintenu empêche de voir leur réaction. Du coup, c'est dur de se prononcer.

Pour les adultes, il me semble que la douleur n'est pas contestée.

En tapant douleur écornage dans Gugule, je suis tombé la dessus : http://www.agbio.ca/Docs/AnimalWelfare/ubc_caustic_paste_f.pdf

«La plupart des bovins laitiers sont écornés
dans le but de réduire le risque de blessures aux
êtres humains et aux animaux. Ainsi, pour
empêcher la croissance des cornes, les tissus sont
détruits au moyen notamment de la cautérisation
par la chaleur avec un fer chaud ou de la
cautérisation chimique au moyen d’une pâte
caustique. Le choix de la méthode a toujours
largement dépendu de l’expérience et de la
préférence du producteur. Les deux méthodes
requièrent un certain doigté, les mauvaises
manœuvres pouvant se traduire par des blessures
involontaires (Figure 1).
        Ces deux méthodes sont par ailleurs
douloureuses pour les veaux. Des études
antérieures réalisées par notre groupe de recherche
et par d’autres chercheurs ont démontré que les
veaux soumis à l’écornage au fer chaud subissent
un stress lorsqu’ils sont entravés physiquement et
éprouvent de la douleur au moment de l’écornage
et au cours des heures qui suivent l’intervention.
Les recherches ont également démontré que ce
stress et cette douleur peuvent être atténués par
l’administration d’un sédatif, d’une anesthésie par
blocage nerveux ou d’un médicament anti-
inflammatoire.»

Ça a le mérite d'être clair : Ils éprouvent de la douleur. Mais savoir à quel point c'est mission impossible.

Dans la version anglaise en ligne : http://tinyurl.com/y96l9cm il y a trois références vers les articles qui expliquent qu'il faut donner des anti-douleurs ou anesthésier. Il n'y en a qu'une en ligne : http://jds.fass.org/cgi/content/abstract/83/9/2037?ijkey=7c9885db2b6e7011051c476519b92563106871ff&keytype2=tf_ipsecsha

Pas facile à déchiffrer, je me suis contenté de l'abstract. Ils disent que :

Ils concluent par "Ces résultats indiquent que le kétoprofène atténue la douleur après l'écornage au fer chaud chez les veaux laitiers jeunes."

La douleur ne semble donc pas contestée chez le veau.

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